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Le Puy en Velay et ses alentours

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Patrimoine classé

86 édifice(s) protégé(s) au titre des Monuments Historiques — source : data.gouv.fr / Ministère de la Culture (base Mérimée)

Église Saint-Laurent 1906/05/21 : classé MH

Eglise de style gothique, fondée en 1340. Portail du 15e siècle. L'édifice se compose de cinq travées de nef dont les bas-côtés sont terminés par des chapelles à chevet carré, d'un choeur formé d'une travée droite et d'un polygone à cinq pans. La chapelle du choeur de la nef gauche renferme un mausolée érigé au Connétable Bertrand Duguesclin, daté de 1380.

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Couvent de Sainte-Claire 1925/12/07 : inscrit MH

Le couvent forme un vaste ensemble de constructions et de décors d'époques diverses s'étendant du 15e au 18e siècle. Les vestiges du 15e siècle consistent en une crédence dans la sacristie et deux piliers de la chapelle. La porte de la chapelle paraît remonter au début du 16e siècle, de même que celle de la sacristie. Presque tout le reste du bâtiment date du 17e siècle, de même que le cloître. La porte extérieure sur la rue, le réfectoire et la cage d'escalier ont le caractère de cette époque. Le mobilier lui appartient aussi, ainsi que les lits, les cruches et autres ustensiles et le décor peint qui orne certaines parties des couloirs, escaliers et réfectoire. Certaines pièces ont un décor intéressant, en particulier le plafond et l'escalier peint de la salle dite des Franciscains (daté de 1678) , et le plafond pleint du 17e de l'une des salles d'entrée.

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Maison 1934/03/26 : inscrit MH

La maison comporte une porte d'entrée du 16e siècle présentant un entablement avec architrave saillante et deux pilastres avec chapiteaux ioniques dont la partie supérieure seule est ornée de cannelures. La porte proprement dite présente une menuiserie à petits panneaux.

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Hôtel Mailhet de Vachères 1991/09/30 : inscrit MH

A l'origine, l'emplacement semble avoir été occupé par deux maisons qui furent réunies par une façade unique. La façade sur cour fut apparemment élevée au début du 17e siècle. L'ensemble formait à l'époque l'hôtel Colin des Roy. Dans le courant du 18e siècle, l'édifice est repris par les barons de Vachères qui firent probablement construire la façade sur la place. £Constitué de quatre corps de bâtiments juxtaposés, l'édifice adopte un plan irrégulier ordonné autour d'une cour carrée. Le bâtiment parallèle au bâtiment sur la place renferme un escalier de pierre à jour central, tournant à quatre noyaux à volées droites. Il est soutenu par de massifs piliers carrés supportant des arcs cintrés et reliés par une balustrade en pierre. A partir du deuxième niveaux, l'escalier se poursuit selon les mêmes dispositions mais est réalisé en bois.

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Ancien hôtel de Sanhard 1949/09/23 : inscrit MH

Maison mentionnée dès 1544. La façade sur rue présente une double arcature plein-cintre à profil chanfreiné dont les écoinçons et les tympans sont ornés de minuscules grotesques. Dans leur axe, un double fenestrage gothique à meneaux très fins, compose au premier étage une fort belle décoration. Une fenêtre Renaissance, placée en encoignure, décore la face Est d'un petit oratoire ou cabinet d'archives du premier étage. Cet oratoire s'ouvre par une porte richement encadrée de pilastres et chapiteaux supportant d'importantes moulurations, sur une pièce qui a conservé ses boiseries et plafond à caissons simplifiés Louis XIII avec sa cheminée de bois. Le rez-de-chaussée se compose d'une pièce principale avec un plafond à voûtains cintrés en anse de panier formant arêtes aux deux extrémités. La pièce voisine conserve sur tout le pourtour son plafond primitif. Fenêtres à meneaux latéraux et verticaux ayant échappé à l'élargissement.

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Maison 1984/12/21 : inscrit MH

Les immeubles aux n°18 et 22 sont d'excellents exemples de la construction civile du 18e siècle.

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Immeuble 1949/09/23 : inscrit MH

Maison du 16e siècle dont la façade sur cour présente une tourelle circulaire contenant l'escalier, et portée à chaque étage, par des colonnes corinthiennes cannelées doublées par une pile de fer en leur milieu pour éviter le fléchissement d'une trop grande portée. Une autre tourelle en encorbellement occupe l'autre coin de la cour, qu'un ciel vitré relie à un appendice couvert de la même façon, construit à l'intérieur de cette cour.

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Immeuble 1951/07/30 : inscrit MH

Construction du 16e siècle qui a été transformée. A cette époque, les n°10 et 12 étaient réunis. La division s'effectue en 1614. Ne subsiste de cette période que la tourelle d'escalier octogonale qui se compose de 137 marches donnant sur une cour intérieure. La communication avec la seconde partie de la maison se fait par une galerie sous ogives et arcature extérieure. Au bas de la tour, sous l'arcature, un écusson est soutenu par deux anges. Aux troisième et quatrième étages, les balustres sont en bois tourné Louis XIII.

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Immeuble 1952/03/29 : inscrit MH

La disposition générale de la maison rappelle l'ordonnance habituelle des maisons à tourelle du 16e siècle. Les corps de bâtiments sont reliés par une galerie à chaque étage, en bordure d'une petite cour. Primitivement sous croisée d'ogives, celles-ci ont été retirées et n'en subsistent que les amorces des arcs. Un étroit couloir conduit de la rue à la cour intérieure qui donne accès à la tourelle d'escalier polygonale. Portes à panneaux du 17e siècle. La façade sur rue est ornée de trois pilastres ioniques et corinthiens. Un quatrième étage avec deux fenêtres géminées couronne l'édifice sous comble.

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Église des Carmes 1988/12/30 : inscrit MH

L'église a suivi en 1340 l'installation des Carmes au Puy. L'édifice se présente aujourd'hui avec cinq travées et deux collatéraux terminés par une abside et des absidioles pentagonales sur les deux faces de l'abside. Les collatéraux nord et sud ont été prolongés en 1840-1845. Façade du 19e siècle (1863-1866). Les chapelles collatérales nord et sud, voûtées d'ogives, doivent être contemporaines de la grande nef. Le voûtement a entièrement été refait en 1867. L'intérieur marque une architecture très franciscaine.

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Fontaine 1972/06/22 : inscrit MH

Cuve hémisphérique dont le pivot central portant la tuyauterie d'amenée a reçu une ornementation de rinceaux en forme de guirlandes qui évoque la fin du 18e siècle. Le chapeau supérieur a pu être refait ou ajouté à une date postérieure.

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Maison 1926/01/07 : inscrit MH

Cette maison, dont le rez-de-chaussée offre un excellent type des boutiques du vieux Puy, est ornée à chacun de ses trois étages d'élégantes colonnettes supportant d'importantes corniches doubles entre chaque étage. Entre les deux lignes de corniches du rez-de-chaussée et du premier étage, se trouvent des modillons et des mascarons.

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Porte 1949/09/16 : inscrit MH

Avant les remaniements subis par la rue du Cardinal de Polignac, lors de l'agrandissement des jardins de l'évêché, une maison se trouvait à l'extrémité. Des sculptures de la fin du 15e siècle, écussons et niches encadrées de débris de colonnettes prismatiques en provenant, ont été recueillis. La porte proviendrait de cette maison détruite. Il s'agit d'une porte cintrée, à bossages, impostes, et clef en saillie. Menuiserie d'époque à petits panneaux et pointes de diamant qui rappelleraient la fin du 16e ou le début du 17e siècle.

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Maison romane 1987/11/09 : classé MH

Cet édifice, qui est l'un des plus anciens de la ville du Puy, date du 13e siècle. De plan trapézoïdal, la maison présente au rez-de-chaussée l'ouverture d'une boutique sous un arc déprimé à claveaux. Des ais protègent la vitrine au-dessus des étals qui accostent une porte centrale. A côté de cette boutique, un grand arc brisé encadrait autrefois la porte donnant accès à l'escalier en vis dans-oeuvre. Aujourd'hui, une porte sous linteau subsiste, ouvrant sur un escalier en bois. Le deuxième niveau était peut-être totalement aveugle à l'origine. Une fenêtre à croisillon et chambranle mouluré semble avoir été percée au 15e siècle. Un cordon mouluré formant corniche souligne le troisième niveau. Il servait autrefois d'appui aux quatre fenêtres sous arcature qui rythmaient cet étage, percées sous les rouleaux de deux arcs de décharge clavés. A l'origine, deux fenêtres jumelées aux arcs plein-cintre s'inscrivaient sous chaque arc. Aujourd'hui, celles de gauche ont disparu, remplacées par une ouverture moderne. Les claveaux de leurs arcs sont soulignés d'un cordon et d'une gorge. Un oculus trilobé ajoure le tympan qui les surmonte.

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Maison 1949/09/16 : inscrit MH

Petite maison sur deux étages avec un rez-de-chaussée comportant une entrée charretière plein cintre accompagnée d'une porte en arc brisé chanfreiné avec claveaux bien appareillés. La grande arcade devait probablement servir de boutique.

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Maison 1972/07/17 : inscrit MH

La façade, demeurée intacte, est caractéristique de l'architecture civile du 18e siècle, de même que l'escalier avec sa rampe. Le décor intérieur est certainement l'oeuvre de l'artiste, ou de ses ateliers, qui a orné au goût du jour nombre de châteaux et de demeures à la fin du 18e siècle. Ce décor se compose de ferronnerie, de boiseries, et de stucs.

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Maison Renaissance 1949/09/16 : inscrit MH

Le n°14 formait, au 16e siècle, deux maisons distinctes. La maison Bonjour était, au 17e siècle, une dépendance de l'hôtel de Maillhet et se distingue de sa voisine par une construction en pans de bois et blocage, encadré par des pilastres. Au 19e siècle vraisemblablement, ces deux maisons se fondirent en une seule. Cette dualité d'origine explique les différences sensibles de la façade. £La façade sur la rue Séguret présente une porte à bossages en forme de pilastres couronnés d'impostes doriques en tailloirs, dominés d'un fronton entrecoupé avec une menuiserie du 17e siècle. La portion sud de la façade est encadrée de pilastres comme si cette partie de la maison avait été séparée du grand corps de bâtiment ou que le reste de la façade ait appartenu à une autre campagne de construction, ce que pourrait laisser croire la reprise des murs à un alignement différent. Ces pilastres partent du premier étage avec les trois ordres classiques supportant une corniche qui semble partiellement noyée sous l'enduit. Enterlacs et torsades mêlés composent l'ornementation de ces pilastres. £Un hall d'entrée a conservé une arcature en anse de panier dont une seule est entière, la seconde se trouvant seulement amorcée. A l'intérieur, escalier à paliers et rampe de bois tourné Louis XIII. Au deuxième étage, boiseries, cheminée Louis XIII en bois sculpté à cariatides.

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Immeuble 1978/06/08 : inscrit MH

Structure médiévale divisée à la Renaissance et réhabillée à l'époque classique. Comme vestige de construction romane, il ne reste au n°26 qu'une colonne engagée au premier étage se poursuivant au second avec un chapiteau à feuillages du 12e siècle. La maison n°26 résulte de la séparation en deux parties d'un immeuble plus ancien qui englobait le n°24. La porte d'entrée du 26 est munie d'une imposte en ferronnerie Louis XV. L'entrée du 24 s'effectue également par une porte cintrée à clef qui paraît du début du 17e siècle. Le 26 a conservé un beau décor intérieur du 18e siècle (escalier à balustre ; hall plafonné de larges planches à moulures...). L'une des chambres, au premier étage, constitue un remarquable exemple de l'art décoratif du Velay au 18e.

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Hôtel de Vinols 1951/06/25 : inscrit MH

Edifice connu dès 1408. L'accès à la cour s'effectue par un portail à colonnes doriques et imposte de ferronnerie. La face nord se compose d'un corps de bâtiment d'époque Renaissance, avec entablement, corniche, supportés par des colonnes à ordres aux trois étages. Le reste semble avoir été ajouté au 18e siècle. Des pilastres doriques encadrent la porte, dont le claveau central encore existant indique sous l'écusson une porte cintrée qui dut, aux 17e - 18e siècles, être remplacée par la porte actuelle. Un escalier en vis dessert la maison qui fut, au 18e siècle, entièrement remaniée. Des boiseries d'embrasures importantes, cheminées, gypseries ont été ajoutés. Dans le bâtiment en retour sur la droite, un ancien cabinet d'archives a seulement conservé une voûte d'arêtes. Aux sous-sols, une cheminée à manteau dont les sommiers à crossettes marquent un des derniers vestiges du 15e-16e siècles, subsiste encore.

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Immeuble 1949/09/16 : inscrit MH

Edifice du 16e siècle dont le principal intérêt réside dans les allèges sculptées aux fenêtres et galerie du deuxième étage. La pierre est sculptée en forme de cartouche très allongé et mouluré en forme de faisceaux cannelés à volutes. Deux panneaux séparés par un pilastre cannelé représentent un écusson oval sur cuir héraldique, encadrés de rinceaux de feuilles et mascarons. L'un porte un renard surmonté de trois étoiles et un croissant ; l'autre une foi aux mains accolées. L'immeuble présente la disposition habituelle d'une tourelle d'escalier au centre de deux corps de bâtiments reliés à elle par une galerie sous ogives aux divers étages.

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Baptistère Saint-Jean 1840 : classé MH

Baptistère Saint-Jean : classement par liste de 1840

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Chapelle des Pénitents Blancs 1989/10/02 : classé MH

Chapelle aménagée dans l'ancien hôtel d'Allègre à partir de la fondation de la confrérie des Pénitents Blancs du Puy en 1584. L'édifice fut plusieurs fois remanié au 17e et 18e siècle : plafond à caissons peints de 1676 à 1679 par les peintres François et Servant ; menuiserie du portail en 1679 par Claude Crouzet. Au 18e siècle, le lambris ornant les murs fut réalisé de 1713 à 1727 et orné de tableaux retraçant la vie de la Vierge, peints par Staron et Maurice-Gérard Buffet. Le choeur des confrères reçut son décor vers 1735. En 1780, les trois grandes arcades s'ouvrant sur la chapelle furent construites. Au moment de la Révolution, la Confrérie fut dissoute et la chapelle devint bien national. Elle fut rendue au culte et la Confrérie reconstituée en 1811. £La chapelle, constituée par l'ancien hôtel, est un édifice demi-trapézoïdal. Sur la façade Est, une baie en plein cintre murée témoigne de la construction primitive. L'intérieur est divisé en trois parties par un mur longitudinal séparant, au premier niveau, la chapelle au plafond à caissons de la sacristie ; au deuxième niveau la chapelle du choeur des Confrères qui regarde vers la nef par trois arcades cintrées ; et par une cloison transversale séparant la chapelle du couloir de dégagement et d'escalier de la tribune. £Le décor est constitué par le plafond à caissons de la chapelle, le lambris orné de tableaux faisant le tour des murs, le lambris de la tribune. La sacristie conserve encore tout son mobilier.

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Portail roman provenant de l'Abbaye de Vorey 1914/05/09 : classé MH

Quatre archivoltes entourent le portail. La plus intérieure, ornée de sphères sculptées au milieu d'une gorge, repose sur des pilastres dans la maçonnerie, se profilant en forme de tore. Les chapiteaux sont décorés de volutes stylisées et de grappes de raisin. Les deux voussures suivantes sont composées chacune de deux quart de rond, séparés par une gorge entre deux onglets. Elles sont supportées par des colonnettes dont l'astragale fait corps avec le fût. Les chapiteaux sont ornés de feuilles d'eau débordantes et recourbées. Les tailloirs sont formés de deux baguettes séparées par un listel, d'une doucine et d'une baguette. Extérieurement, une dernière archivolte se profilant en biseau est couverte de rinceaux avec feuillages et palmettes. Des raisins et d'autres fruits sont représentés sous un galon perlé.

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Ancien collège royal, actuellement lycée Charles et Adrien Dupuy 1972/04/06 : inscrit MH

En 1570, le consulat du Puy s'adresse aux Jésuites pour l'ouverture d'un collège. En 1588, quatorze Jésuites arrivent au Puy. Le collège menace fermeture en 1595 suite à l'attentat de Chastel contre Henri IV, mais il reste ouvert pour résister aux Parlements du Midi. En 1605, un premier mémoire est adressé par le frère Martellange, architecte des Jésuites. Le contrat de construction est signé en 1607. Après la suppression des établissements de Jésuites en France, les prêtres séculiers en prennent la direction. Fermeture en 1794. De 1798 à 1804, l'édifice est utilisé pour l'Ecole centrale. De 1808 à 1834, collège tenu par la ville. En 1834, devient le collège royal, puis par la suite lycée.£Le collège du Puy est le premier construit par Martellange, servant de prototype indéfiniment reproduit dans ses lignes essentielles. Il se présente en deux parties d'inégale importance, entourant deux cours. L'aile A se compose d'une galerie sous voûte d'arêtes avec piliers à bossages, contre l'église. L'aile B est dans l'axe de la galerie de la cour A. Les classes sont sous voûtes d'arêtes. L'aile sud de la cour B conserve la chambre occupée par Saint-François-Régis, entre 1625 et 1645, transformée en oratoire. Au 19e siècle, des agrandissements ont prolongé le lycée vers l'Est.

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Anciens hôtel de Girardin et de Luzy 1949/09/23 : inscrit MH

Le couvent des religieuses de Saint-François est formé par la réunion d'anciens hôtels : l'hôtel de Luzy et celui de Girardin, datant partiellement du début du 17e siècle. L'ancien hôtel de Girardin affecte la forme d'un vaste rectangle dont la face sud-ouest supporte la tourelle d'escalier. Au fond de la cour intérieure, qui s'ouvre sur la rue par une large porte cochère à l'arc surbaissé à triples voussures, une galerie relie le bâtiment principal à un cabinet d'archives sous voûtes d'arêtes. Sur la face nord, cette galerie à balustrade de bois est portée par une voûte en coquille à la manière de corbeaux en forte saillie. La face Est présente une voûte d'arêtes et arcs en anse de panier reposant sur un pilier orné, en guise de chapiteau, d'une coquille. La porte de la tour comporte un encadrement à moulures orné en son centre d'un mascaron. Des rinceaux de feuillages séparent la porte de l'entablement à modillons et gouttes qui porte un fronton circulaire axé sur l'encadrement de la porte que l'entablement déborde. £L'hôtel de Luzy se fait remarquer surtout par sa tour d'escalier polygonale, comme la précédente, mais annonçant par sa porte à accolade aux moulures nombreuses, le début du 16e siècle. Des galeries aux arcs très tendus et actuellement vitrées, reliaient les deux corps de bâtiments.

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Maison d'arrêt 1987/02/12 : inscrit MH

La maison d'arrêt du Puy est un exemple intéressant et complet de l'application de la discipline carcérale du 19e siècle. L'édifice fut construit entre 1880 et 1897 sur le strict principe de l'isolement des détenus. Les prisonniers devaient pouvoir assister aux offices religieux sans déroger à cette règle. La chapelle comporte un dispositif particulier encore intact. Trente huit cellules pour les hommes sont disposées sur deux niveaux desservis par des galeries de circulation intérieure éclairées par des verrières. Huit cellules étaient destinées aux femmes, desservies par un couloir. La chapelle occupe le dernier niveau du plan en T de l'ensemble, formant un vaisseau sous charpente. Les stalles sont disposées en hémicycle de façon à ce que chaque détenu ait une vue strictement limitée à l'autel. Des joues latérales entre chaque stalle empêchent toute communication.

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Hôtel de Séneujol 2011/10/18 : inscrit MH

Edifié au début du 16ème siècle, l'hôtel est représentatif des maisons nobles à tourelle d'escalier, sorte de transition entre le logis médiéval et celui de la Renaissance. La façade sur rue a conservé sa porte piétonne à panneaux moulurés ainsi que ses baies à encadrement mouluré, dont l'une possède un trumeau d'inspiration Renaissance. L'intérieur de l'hôtel révèle un escalier à vis, des encadrements de porte richement moulurés ainsi que des plafonds à solives dont celui du salon du deuxième étage, compartimenté en quatre caissons.

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Hôtel de ville 1951/04/14 : inscrit MH

A partir de 1219, le Puy eut le privilège d'être administré par des consuls élus par les corps de métiers. Après l'émeute de 1276, les habitants du Puy perdirent leurs droits municipaux. Le consulat fut rétabli en 1344 par Philippe de Valois. Sans demeure fixe à l'origine, les consuls acquérirent en 1364 un immeuble rue de Villeneuve pour y tenir les assemblées communales. L'édifice fut démoli vers 1643, date de l'installation du consulat place du Martouret, dans une maison détruite en 1653 par un incendie. En 1763 fut décidée la construction de l'hôtel de ville actuel sur le même emplacement. L'architecte Jean-Claude Portal en dressa les plans. L'édifice s'éleve sur un rez-de-chaussée entresolé et deux étages dominés par un attique. Un corps central surmonté d'un fronton, encadré de fortes chaînes d'angle s'avance. La porte est dominée par un balcon en fer forgé. A l'intérieur, un escalier est agrémenté d'une rampe en ferronnerie.

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Immeuble 1951/07/30 : inscrit MH

Edifice du 16e siècle composé d'une cour intérieure, reliée à la rue par un couloir, et de deux corps de bâtiments reliés par des galeries sous ogives. Les fenêtres de la tour et du bâtiment voisin semblent remonter au 16e siècle. La tour polygonale à six pans sur six étages, est terminée par une toiture qui reste l'une des seules toitures à pignon anciennes de la ville. A l'intérieur, boiseries, trumeaux et plafonds à poutrelles apparentes.£

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Église du collège ou église Saint-Georges 1951/10/04 : classé MH

Edifice dû à l'architecte Martellange. Le plan est dérivé du type basilical. Il est formé d'une grande nef couverte de voûtes d'arêtes et d'un petit bas-côté garni de chapelles. Le choeur est sensiblement plus étroit que la nef, de forme rectangulaire et couvert d'une voûte affectant la forme d'une coupole barlongue. Il est flanqué de chaque côté d'une petite sacristie contenue dans le volume général de l'édifice. Le transept est marqué par une travée plus large, couverte d'une coupole. La façade est divisée en deux étages. Le rez-de-chaussée est décoré de colonnes doriques avec entablement surmonté d'un fronton. Le parti général du plan, la qualité des proportions de l'élévation et la belle exécution de la construction mettent en lumière l'esprit d'invention et le talent d'un artiste dont l'influence fut décisive sur l'évolution de l'architecture religieuse au 17e siècle.

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Évêché 1949/09/23 : inscrit MH

L'ancien évêché, brûlé en 1782, occupait le cloître actuel et ses jardins, contre la cathédrale. Il avait été agrandi et embelli au cours du 17e siècle par Monseigneur de Béthune. L'évêché fut reconstruit en 1825 par Monseigneur de Bonald, évêque du Puy. L'édifice actuel modifia complètement le plan primitif en jetant dans le vide, par un surplomb de quatorze mètres, le grand corps de bâtiment en terrasse qui dégage la face latérale sud de la cathédrale. L'évêché a été construit parallèlement à cette dernière. Le cloître est entouré, sur sa face Est, d'un porche d'entrée avec colonnade du 17e siècle, seul vestige ayant survécu à l'incendie de 1782. La face ouest présente un corps de bâtiment d'un niveau. Le surplomb de la façade présente deux étages de soubassement avec fenêtres traitées en baies cintrées avec bossages. L'édifice comprend également un escalier à double révolution et perrons. A l'intérieur, le premier étage est réservé aux appartements de réception avec une enfilade de salons qui occupe toute la façade.

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Porte de ville dite Porte Saint-Georges 1923/03/08 : classé MH

Les évêques du Puy, comtes du Velay, fortifièrent leur ville par une double enceinte, l'une entourant la ville, l'autre dite "enceinte du cloître" protégeant la cathédrale et le palais épiscopal. La tour Pannessac fait partie de la première enceinte. La porte Saint-Georges fait partie de la seconde. Elle donne passage à la rue du même nom. Il subsiste une assise de très gros blocs, peut-être romains, qui se trouvent à environ deux mètres du sol. Sur l'un des côtés, une poterne donne l'ancien sol indiqué également par l'emplacement des gongs. L'épaisseur du rempart est d'environ 1m30. A l'intérieur, une rangée de corbeaux portant dalles augmente la largeur du chemin de ronde. La largeur de la porte est de 3, 22 mètres. Cet ouvrage a été construit en 1237.

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Ancien hôtel Pons-des-Ollières 1949/09/16 : inscrit MH

La présence, dans les sous-sols de cette maison, de la crypte et de la salle supérieure qui dateraient du 8e siècle et seraient les vestiges de l'abbaye de Saint-Vital, laisse supposer que différentes époques se trouvent réunies dans cet édifice. Aux 13e - 14e siècles, un hôtel privé fut construit sur ces sous-sols. La façade sur rue Séguret avec la porte et la petite fenêtre tréflée en sont un reste. Au 18e siècle, la façade de la place du Greffe fut abattue pour être reconstruite dans le style de l'époque, avec ferronnerie. Un plan daté de 1644 présente la façade sur la place du Greffe centrée d'une tour carré, vraisemblablement une tour d'escalier. A l'intérieur, un ensemble varié de boiseries, trumeaux, plafonds à la française, cheminées de bois sculpté, ferronneries de portes, témoigne d'une grande homogénéité de style Louis XV qu'aucune restauration n'a altéré. Des carreaux de faïence camaïeu bleu à personnages garnissent certaines cheminées.

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Théâtre 1991/09/30 : inscrit MH

L'édifice a été conçu selon le modèle des théâtres à l'italienne et reste représentatif des constructions publiques du 19e siècle. Ce théâtre a conservé presque intégralement la totalité de ses dispositions d'origine, et a été doté d'un décor peint.

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Hôtel-Dieu 1914/09/22 : classé MH ; 1991/03/04 : inscrit MH

Porche : 12e siècle, 16e siècle, 17e siècle. Hôtel-Dieu : 12e siècle, 4e quart 15e siècle, 17e siècle, 18e siècle.

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Salle de café de style Directoire 1956/08/06 : inscrit MH

Depuis l'Empire, les cafés ont pris une place de plus en plus importante dans la vie sociale. Certains se rattachent à l'histoire littéraire, d'autres à celle de la politique. Ce café, datant du Directoire, était fréquenté par les officiers de la garnison. Il possède un décor et des vitrines authentiques, ce qui constitue une rareté. La salle présente des baies dont l'imposte en éventail est assez symptomatique du Directoire mais qui dut être réalisée vers 1830. Les écoinçons sont garnis de Renommées en stuc. Des étoiles ornent la poutre séparative.

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Maison 1958/04/29 : inscrit MH

La façade sur rue de cette maison présente deux étages de quatre fenêtres avec balustrades en ferronnerie des 17e et 18e siècles. La façade sur l'avenue de la cathédrale est marquée par des baies géminées sur deux étages. Celle-ci précède une sorte de "hall" avec paliers sous voûtes d'arêtes, une large rampe à balustres et des pilastres supportant l'étage supérieur par une voûte en anse de panier. Des arcs légèrement brisés supportent le premier étage en arrière du bâtiment. La porte d'entrée se compose d'un encadrement à bossages et occuli.

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Fontaine des Tables ou de l'Ange 1907/04/13 : classé MH

Selon une tradition relatée par Mérimée, un enfant de choeur aurait été assassiné par un Juif en 1320, irrité de l'entendre chanter la naissance du Christ, puis enterré secrètement. Mais l'enfant de choeur ressuscita le dimanche des Rameaux, se mêlant à la procession et, passant devant la fontaine des Farges, au bas de la rue des Tables, accusa le meurtrier et le fit lapider. Afin de commémorer ce souvenir, cette fontaine fut élevée au 14e siècle. Elle était composée d'un large bassin au milieu duquel s'élevait un vase à large panse s'évidant du haut et surmonté d'un pilier gothique à pinacles et fleurons au sommet duquel était l'image sculptée du choriste. Le monument fut détruit en 1837. Le pilier gothique fut conservé et remployé dans la restauration de l'ouvrage précédent.

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Manécanterie Notre-Dame (ancien Hôtel de Saint-Vidal) 2015/05/20 : inscrit MH

Dans la manécanterie de Notre-Dame subsistent quelques morceaux d'architecture gothique groupés dans le bâtiment de la cuisine (salle de cuisine) et dans la tourelle y attenant (tourelle, oratoire, porte...). L'accès à l'hôtel s'effectue par une porte 16e-17e siècle avec des pilastres doriques portant un fronton entrecoupé que devait encadrer le blason des Saint-Vidal. Une petite tourelle cylindrique prend naissance au troisième étage, sur un encorbellement porté par trompe et arc de décharge aux côtés de la tour principale, et donne accès à un oratoire contenant des restes de peinture.

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Hôtel Hugon de Coubladour 1977/03/01 : inscrit MH

Les deux tours de l'ancienne enceinte du cloître incorporées dans l'hôtel (cad. AC 83) : inscription par arrêté du 1er mars 1977

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Immeuble 1949/09/23 : inscrit MH

Cette maison conserve une porte et une rampe d'escalier en bois tourné d'époque Louis XIII. Des remaniements intérieurs ont fait disparaître la décoration de boiseries et trumeaux habituelle à cette époque. Une restauration maladroite a retiré à la façade le caractère qu'elle pouvait avoir dans l'esprit de la porte parvenue intacte. Un encadrement de pierres en saillie à la manière de bossages forme un plein cintre sur lequel se détache une menuiserie Louis XIII à panneaux rectangulaires, pointe de diamant, dans lesquels s'inscrivent des losanges très en honneur au milieu du 17e siècle. Quant à la rampe d'escalier, elle caractérise le mode de construction de cette époque, présent dans le plus grand nombre des maisons du Puy.

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Immeuble La Dentelle au Foyer 1992/06/09 : inscrit MH

Au début du 20e siècle, l'industrie dentellière est prospère en Haute-Loire et tend à se structurer. Afin d'encourager l'éducation artistique des dessinateurs et des dentellières et de venir en aide au personnel, est créée en juin 1905 une société d'encouragement et de bienfaisance : La dentelle au foyer. Un vaste bâtiment, destiné à abriter une école de perfectionnement pour apprenties, est construit par Achille Proy à partir de 1908 et inauguré en 1910. L'édifice, de plan rectangulaire, est flanqué de deux ailes basses en retour ménageant une cour séparée de la rue par un mur bas et une grille. Dans l'escalier situé dans la partie latérale sud, vitraux de Charles Borie. Au premier étage, la salle du conseil est ornée de peintures dues à Joseph Bernard, sur le thème allégorique de la dentelle.

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Immeuble 1969/04/30 : classé MH

Cet édifice du 18e siècle pourrait avoir servi de résidence d'été aux évêques du Puy. La maison comprenait deux étages sur rez-de-chaussée, l'étage supérieur étant secondaire avec des fenestrelles basses. Elle était composée de deux pièces au rez-de-chaussée comme aux autres étages. Les décors intérieurs de cet hôtel particulier, datant de l'époque Louis XV, montrent combien s'était développé l'art du décor dans l'Auvergne et le Velay à la fin du 18e siècle.

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Immeuble 1951/07/30 : inscrit MH

Edifice du 16e siècle qui, suivant le plan des constructions de cette époque, présente un couloir reliant la rue à une cour intérieure où une tourelle octogonale fait communiquer, par une galerie sous ogives, les deux corps de bâtiments entre eux. Un mascaron domine l'arc de chaque étage, aujourd'hui fermé par un assemblage de petits carreaux. Une corniche en forme l'appui et se continue en un cordon à chaque étage de la tourelle. Portes et menuiseries à panneaux du 16e siècle. A l'intérieur, plafonds à poutrelles et trumeaux stuqués du 18e siècle.

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Tour Pannessac 1897/03/06 : classé MH

Les évêques du Puy, comtes du Velay, fortifièrent leur ville par une double enceinte, l'une entourant la ville, l'autre dite "enceinte du cloître" protégeant la cathédrale et le palais épiscopal. La tour Pannessac fait partie de la première enceinte.

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Immeuble 1951/07/30 : inscrit MH

Edifice du 16e siècle dont la façade a été refaite au 19e. L'accès aux étages s'effectue par un corridor étroit, sous ogives par endroits, conduisant à une tourelle pentagonale arasée. La tourelle comprend 137 marches et est haute de huit étages. Les ogives de la galerie sont portés, au rez-de-chaussée, par un chapiteau arrondi à cannelures formant culot et, à l'extérieur, aux étages supérieurs, par des colonnes cannelées en forme de pilastres à chapiteaux corinthiens. La porte d'entrée de la tourelle est à voussure arrondie et console centrale. La cour intérieure est intégralement obstruée par une construction reliant la boulangerie de façade aux four et dépôt qui suivent, sous voûte d'arête.

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Maison 1926/01/07 : inscrit MH

Maison du 16e siècle avec, au rez-de-chaussée, une ancienne boutique de style gothique à arcs surbaissés. Au premier étage, les fenêtres reposent sur une moulure ornée aux deux extrémités de bustes dont l'un représente un fou, l'autre un vieillard.

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Ancienne église Saint-Georges, actuelle chapelle du grand séminaire 1949/09/23 : inscrit MH

La chapelle du séminaire a été édifiée vers 1710 à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Georges qui datait du 11e siècle et dont il reste encore quelques traces (abside et deux travées de la façade sud). La nef a été reconstruite en 1710. Façade de 1749. L'édifice actuel, composé de quatre travées, comporte une large façade que suivent, sur deux travées, des chapelles latérales formant collatéraux. Des voûtes d'arêtes reposent sur des pilastres ioniques à tailloirs surélevés que séparent, sur toute la longueur de la nef, des arcs de décharge. L'abside de l'ancienne église a été conservée, mais décorée à la mode du 18e siècle. La façade présente un portail central à fronton supporté par des colonnes corinthiennes au devant des bossages de son encadrement. Deux hautes niches, dont le culot est formé de têtes d'angelots avec la date 1749, encadrent le portail et sont dominées par un oculus. Menuiserie et ferronnerie d'époque 17e. Deux clochers modernes dominent les pilastres à bossages.

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Maison 1973/03/01 : inscrit MH

La porte d'entrée de cette demeure, sous cintre appareillé avec claveau central et tailloirs à la naissance de l'arc, est un bel exemple de menuiserie ancienne. La menuiserie de cette porte se remarque avec ses panneaux dont l'abondance cloutée dessine une ornementation originale et intacte. Escalier intérieur avec rampe de bois dur tournée Louis XIII. Au premier étage, trumeau de cheminée, en stuc. Plafonds à la française.

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Mur de soutènement de la place du For 1951/07/30 : inscrit MH

Petite place en terrasse s'étendant au devant du porche latéral sud de la cathédrale conservant, dans son sous-sol et ses murs de soubassement, des pierres de toutes les époques de l'histoire de la ville depuis l'Antiquité. Les murailles qui soutiennent la place remonteraient au 11e ou 12e siècle. Deux épaisses murailles de 2, 60 à 5 mètres de profondeur sont séparées par une sorte de chemin de ronde, lui-même rempli de débris (colonnes, bas-reliefs, chapiteaux...). Les murs de soutènement actuels sont épaulés par des contreforts terminés en glacis. A leur partie supérieure et centrale, un petit édicule en forme de calvaire rappelle l'oratoire qu'y avait édifié le chanoine Pierre Odin vers 1470. Cet oratoire a été incendié en 1793. Plus rien n'en subsiste, hormis la croix actuelle et la tête du Christ en bronze et ferronnerie.

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Maison 1926/01/07 : inscrit MH

Maison datée de 1650 présentant, au rez-de-chaussée, une boutique avec arc orné d'un mascaron. Les trois étages sont à deux fenêtres encadrées de pilastres doriques et corinthiens.

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Hôtel de Chaumeils (ou hôtel Dulac de Fugères) 1951/04/14 : inscrit MH

Cette maison remonterait au 13e siècle. Les arcades en arc brisé subsistant encore devaient ouvrir sur des boutiques dès cette époque. Cependant l'édifice pourrait remonter au 12e siècle, comme en témoigne une colonnette avec son chapiteau au premier étage. Au 16e siècle, construction de la tourelle d'escalier. Du 17e au milieu du 19e siècle, les propriétaires firent agrandir la maison et lui donnèrent l'allure qu'elle a conservé avec boiseries, plafonds à la française... Jusqu'à la fin du 19e siècle, l'écurie conservait deux bas-reliefs de Vaneau qui ont été vendus à cette époque au Louvre.££L'architecture de la maison a conservé des traces du 12e, 16e, 17e et 18e siècle. La colonnette du 12e siècle, au premier étage de la façade Rochetaille, semble reposer avec sa base sur une corniche qui domine le rez-de-chaussée porté par des arcades en arc brisé qui devaient suivre toute la façade. Au premier étage, une sorte de fenêtre aveugle cintrée est composée d'une mosaïque de carrés noirs et blancs qui paraît romane. Au-dessus, l'ancien appareil marque une reprise très nette lors de la surélévation du 16e siècle avec la tourelle. Elle présente de petites fenêtres à moulures prismatiques multiples, une porte en anse de panier aujourd'hui murée, sommée d'un écusson martelé. La façade Polignac se compose d'un pan coupé du 18e siècle reliant la tour à la façade du 17e avec sa porte d'entrée à boiseries. A l'intérieur décor 18e : grand salon, plafonds à la française, cheminées, boiseries, décors de stucs.

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Fontaine du Plot, dite de la Bedoyre 1907/04/13 : classé MH

La fondation de la fontaine remonte au 13e siècle. Partiellement détruite au 18e siècle, elle a été remplacée par l'édicule actuel de style baroque. Seul le socle pourrait dater du 13e siècle. Ouvrage en pierre de Blavozy, composé d'une vasque sur plan carré avec le milieu des faces godronné et renflé. Quatre animaux, deux dauphins et deux aigles, crachent l'eau dans la vasque, la tête des aigles étant en bronze.

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Cathédrale Notre-Dame et ses dépendances 1862 : classé MH ; 1889 : classé MH

Université Saint-Mayeul : datation non précisée. Cathédrale : 10e siècle, 19e siècle. Bâtiments des machicoulis et cloître : 12e siècle, 13e siècle.£Le siège épiscopal fut transféré de Saint-Paulien au Puy au cours du 7e siècle. L'église du Puy a été construite sur un sanctuaire païen par l'évêque Scutaire avant 493. Dès 1020, les pèlerinages étaient fréquents. La ville abdiqua son nom d'Anicium pour prendre celui de Puy-Sainte-Marie.£La cathédrale actuelle a été bâtie à l'emplacement d'une basilique rectangulaire dont l'abside devait présenter intérieurement sept pans avec une suite d'arcades aveugles. Les supports des arcs étaient sans doute des colonnes monolithes en granit ou marbre. Des revêtements de mortiers décorés de méandres et d'oves moulés en relief semblaient avoir recouvert les parois intérieures. La muraille était couronnée par de grandes pièces sculptées d'une corniche antique. Ce chevet détruit remonterait à la fin du 11e siècle. L'édifice subit plusieurs restaurations à partir du 14e siècle. Au cours de la Révolution, autels et objets du culte sont détruits. En 1840, la cathédrale menace ruine. En 1865-1866, Mimey réalise des travaux qui mettent à jour les vestiges d'une église antérieure. Tout a été reconstruit, hormis la troisième et la quatrième travées, et une partie du croisillon nord. En dehors du chevet et de la tour centrale, rebâtis d'une façon fantaisiste par les architectes Mimey et Mallay, les indications fournies par les constructions primitives semblent avoir été assez bien suivies. £La cathédrale se compose d'une nef de six travées flanquée de bas-côtés voûtés d'arêtes, d'un transept terminé à chaque extrémité par deux absidioles jumelles et d'un chevet carré. Chaque travée de la nef est recouverte d'une coupole octogonale barlongue portée sur des trompes en cul-de-four. La cathédrale a été construite en trois fois. La partie la plus ancienne comprend le chevet, le transept et les deux dernières travées. Vers le milieu du 12e siècle, l'édifice est agrandi. De cette période datent les troisième et quatrième travées. Des perfectionnements sont apportés dans la structure et l'arc brisé apparaît. La partie la plus récente de la cathédrale part de la deuxième travée, postérieure d'un quart de siècle à la précédente. Le plan des piliers devient cruciforme. £La sculpture des chapiteaux est assez simple. Dans les deux parties les plus anciennes, ce sont des feuilles et des entrelacs, des hommes ou des animaux au milieu d'une végétation, des serpents ou des basilics buvant dans un vase. Aux deux premières travées, la sculpture se complique. Quelques restes de peintures murales à l'étage supérieur du bras nord du transept.£Le long du mur nord de la cathédrale est adossé un cloître rectangulaire, profondément remanié. La galerie méridionale a été démolie au 18e siècle et la partie extérieure a été presque entièrement reconstruite. Les autres parties n'ont subi que des remaniements. Le cloître s'ouvre sur un préau par cinq arcades sur les deux côtés les plus petits et par dix sur les plus longs. Le mur qui surmonte les archivoltes est décoré d'une mosaïque formée d'une suite de losanges blancs, noirs et rouges. Les galeries remontent aux 11e et 12e siècles. Les chapiteaux sont ornés de feuillages et de scènes historiées.

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Immeuble 1984/06/27 : classé MH

Immeuble caractéristique de l'art régional du 17e siècle. La décoration sculpturale de cette maison semble appartenir à une école de sculpteurs qui a répandu à travers la ville du Puy la mode de mascarons, bossages et rinceaux. Les étages sont séparés en façade par une série d'entablements supportés par des pilastres à chapiteau corinthien, avec cartouches et mascarons. Les fenêtres étaient reliées entre elles par des guirlandes de feuillages. A l'intérieur, rien ne subsiste des boiseries, stucs et plafonds à la française.

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Ancien hôtel Pradier d'Agrain 1949/09/16 : inscrit MH

L'hôtel est occupé dès 1544 par la famille Bonnefont. De 1603 à 1760, l'édifice appartient à la famille Pradier d'Agrain qui fut vraisemblablement à l'origine de la construction de la porte et de l'escalier au début du 17e siècle. En 1762, le baron d'Arlempdes en est propriétaire et fait peindre par Storni, peintre italien, des dessus de portes aujourd'hui disparus.£La porte d'entrée est constituée d'un double encadrement de pilastres ioniques avec entablement mouluré et mascaron du début du 17e siècle, dominé d'un second entablement supporté par des pilastres à bossages. Elle donne accès à un vestibule voûté d'arêtes, fermé par une porte à bossages vermiculés ouvrant sur le grand escalier à colonnes torses et balustres qui dessert la maison. Les paliers sont voûtés d'arêtes. Au sous-sol, un cabinet d'archives conserve des vestiges de peinture sur murailles et de boiseries.

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Maison 1972/03/20 : inscrit MH

Maison construite en 1792 à l'emplacement d'un ancien couvent des Cordeliers fondé en 1223, vendu comme bien national au cours de la Révolution. Côté jardin, les menuiseries à petits bois sont d'origine. A l'intérieur, nombreuses pièces au décor intéressant. Au rez-de-chaussée, petit salon avec voûtes ornées dans le style Directoire - Empire, une cheminée de la même époque et des papiers peints du début du 19e siècle ; salle à manger avec voûtes et murs ayant reçu un décor en trompe l'oeil d'époque 1830 ; vestibule voûté et cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé. A l'étage, grand salon avec papier peint Empire bordé de frises à motifs guerriers ; petit salon avec papier peint à rayures.

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Maison des Oeuvres 1949/09/23 : inscrit MH

Pierre antique semi cylindrique ornée de palmettes. Aucun document ne permet d'en connaître la provenance et la destination. Son examen permet de supposer une origine antique, compte tenu de l'importance des spirales en forme de S, en série ou affrontés, dans l'art gaulois, et le caractère sacré de la croix pour les Chrétiens. Le profil supérieur représente sensiblement l'épure d'une voûte d'arêtes, et donne quatre demi sphères égales, prolongées d'une droite à leur base. La croisée des deux berceaux se fond dans une arête commune. La décoration des quatre faces est sensiblement égale, chacune d'entre elles formant une ample palmette dont les spirales en S s'affrontent. Le centre de l'une d'elle porte un masque humain.

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Parties subsistantes de l'ancienne commanderie Saint-Jean-de-Jérusalem 1978/06/23 : inscrit MH

Les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient au Puy la commanderie de Saint-Jean qui se situait hors de la ville. Il s'agit d'un bâtiment fortifié avec créneaux, fossés et pont-levis. Les Templiers ayant été supprimés en 1312, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem prirent alors leur suite dans tous leurs biens et obligations. Au moment de la Révolution, l'hôpital n'avait plus de commandeur. La commanderie a été pillée au cours du 19e siècle. De cette ancienne commanderie qui eut une grande importance en Auvergne au 13e et 15e siècle, ne subsistent que les vestiges de l'ancienne chapelle qui contient encore un enfeu abritant le tombeau dans lequel aurait été enseveli Artaud de Fay, grand prieur d'Auvergne. Les constructions comprenaient, sur la face sud de la chapelle, un bâtiment fortifié avec échauguettes d'angle, formant sans doute le principal de la commanderie, augmentée d'autres bâtiments sur lesquels ont été retrouvées fenestrelles à meneaux et moulurations gothiques.

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Maison Darmet 1963/02/12 : inscrit MH

Façades et toitures de la maison elle-même ; terrasse ornée de colonnes ; façades et toitures du petit pavillon situé à l'extrémité de cette terrasse (cad. F 379, 380) : inscription par arrêté du 12 février 1963

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Ancien hôtel de Fillière de Charouhl 1977/12/21 : inscrit MH

Edifié au 15e siècle, remanié intérieurement au 18e siècle, l'hôtel fait partie du même corps de bâtiment que l'hôtel de Vinols avec lequel il forme en particulier cour commune ouvrant au nord. Le plan montre deux corps de bâtiments, le plus important orienté est-ouest, le second lui étant approximativement perpendiculaire. Les décors intérieurs sont de bons exemples des décorations locales avec des éléments tels que quincaillerie ancienne ou parquets polychromes.

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Immeuble 1978/06/08 : inscrit MH

Structure médiévale divisée à la Renaissance et réhabillée à l'époque classique. Comme vestige de construction romane, il ne reste au n°26 qu'une colonne engagée au premier étage se poursuivant au second avec un chapiteau à feuillages du 12e siècle. La maison n°26 résulte de la séparation en deux parties d'un immeuble plus ancien qui englobait le n°24. La porte d'entrée du 26 est munie d'une imposte en ferronnerie Louis XV. L'entrée du 24 s'effectue également par une porte cintrée à clef qui paraît du début du 17e siècle. Le 26 a conservé un beau décor intérieur du 18e siècle (escalier à balustre ; hall plafonné de larges planches à moulures...). L'une des chambres, au premier étage, constitue un remarquable exemple de l'art décoratif du Velay au 18e.

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Ancienne église Saint-Vozy 1949/09/23 : inscrit MH

L'église Saint-Vozy s'élevait près de la cathédrale avec les églises dédiées à Saint-Georges et Saint-Agrève. Ces édifices ont été démolis au 18e siècle, au moment de la construction du grand séminaire. Il en reste des substructions importantes qui laissent apparaître un mur latéral et une partie de l'abside servant de mur de soutènement à la cour du séminaire. L'église a été une abbatiale et une collégiale de douze chanoines. Construite à une époque indéterminée sur l'emplacement d'une nécropole antique. Elle fut vendue comme bien national vers 1793 et détruite. La crypte semble avoir été préservée, et les corps des six premiers évêques du Puy y auraient été transférés dans des châsses en bois. Le sol de l'ancienne église sert aujourd'hui de terrain au grand séminaire, sans aucune construction. La face méridionale marquant une dénivellation de quatre mètres par rapport au sol de l'église, cette différence fut utilisée pour la crypte. Présentant une abside pentagonale sur les deux faces, l'église présentait une nef de trois travées.

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Hôtel Jerphanion-Cambacérès 1987/12/11 : classé MH ; 1987/12/11 : inscrit MH

L'actuel hôtel résulte de la refonte de deux immeubles achetés au printemps 1720 par Jean de Jerphanion, escuyer et syndic du Velay. La partie nord de l'édifice comprend une maison et un jardin avec parterre ; la partie sud comprend une maison et une écurie. Ces parties dataient du 16e siècle. Jean de Jerphanion rebâtit presque entièrement l'édifice. En 1871, l'hôtel est vendu au comte Chaulne qui le décore. En 1901, il est acheté par les hospices qui le dénaturent peu à peu. £L'hôtel forme un quadrilatère irrégulier doté de deux petits avant-corps reliés par un balcon-terrasse dominant les parterres du jardin. L'immeuble repose sur un étage de soubassement en sous-sol côté rue, et à moitié comblé par le remblai des jardins à l'ouest. Autrefois, il communiquait de ce côté là de plein-pied avec une cour commune. Deux étages nobles surmontés d'un étage attique constituent le reste de l'élévation. A l'intérieur, le premier niveau possède des caves voûtées en berceau brisé. Les pièces ouest servaient autrefois de cuisine et conservent une cheminée monumentale dont les moulures rectilignes du manteau sont d'un esprit 16e siècle. La porte principale introduit dans un vaste vaisseau qui englobe le vestibule menant aux grands appartements du rez-de-chaussée et la cage d'escalier qui dessert les étages. Une rampe en fer forgé rehaussée de dorures habille l'escalier. Les grands appartements donnant sur le jardin forment quatre pièces en enfilade le long de la terrasse. Toutes ces pièces ont été remaniées et ont perdu leur décor d'origine, hormis la salle à manger aux boiseries bleues rechampies de blanc. Des gypseries formées d'entrelacs au décor végétal festonné conservent le style Louis XIV. La cheminée en bois possède un manteau orné de moulures en saillies au dessin géométrique. Le trumeau est formé d'un grand panneau chantourné sur le dessus, revêtu récemment d'une toile marouflée. Ce panneau est dominé par un cadre rond couronné d'un masque à hauteur de la corniche du plafond. Un bandeau orné d'un dessin inspiré d'un motif de vannerie pourtourne l'ensemble du trumeau. Cette pièce entièrement lambrissée porte la maque du 18e siècle. Cet hôtel est un exemple provincial du style Régence qui florissait alors à Paris.

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Immeuble 1951/06/25 : inscrit MH

Edifice mentionné dès 1570, conservant des vestiges du 16e siècle : cour intérieure, porte d'entrée, cheminée Renaissance armoriée dans les sous-sols, petit cabinet d'archives sous ogives, quatre panneaux gothiques à l'intérieur d'une fenêtre à meneaux de la cour intérieure. La construction du 16e siècle est constituée d'un corps de bâtiment relié au corps principal par une tourelle d'angle décapitée. Au 17e siècle, la cour d'entrée qui reliait les rues Rochetail et Polignac, fut partiellement couverte et supporte trois étages. Les étages portent les marques de cette époque avec boiseries, plafonds à la française, fenêtres à petits carreaux, et cheminées à fortes moulures.

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Fontaine du Theron 1907/04/13 : classé MH

Fontaine de la fin du 15e siècle, en grès de Blavozy, adossée au mur pignon d'une maison qui porte, en outre, deux écussons, l'un aux armes du Puy (aigle aux ailes déployées) , l'autre aux armes de France.

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Salle de café de style Directoire (ancienne) 1957/03/21 : inscrit MH

Immeuble du début du 19e siècle présentant grille et balcon de style Directoire, et des balconnets de style Louis XV. La devanture du café a totalement disparu pour faire place à une devanture moderne. L'ancienne salle de café était ornée d'un ensemble de lambris finement sculptés en bas-relief, avec des colonnes corinthiennes supportant des voussures dont impostes et écoinçons sont garnis d'une décoration stuquée d'inspiration générale ou ayant rapport aux saisons.

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Hôtel de Marcellange ou de la Rochenegly (maison Armand) 1934/03/26 : inscrit MH ; 1949/09/16 : inscrit MH

Porte sur rue : 16e siècle. Porte intérieure sur cour : 17e siècle. Cette maison, précédée d'une cour intérieure, est à signaler surtout par ces deux portes. La porte du 17e siècle présente des pilastres à bossages dentelés au tailloir dorique, supportant un entablement classique à triglyphes surmonté d'un fronton entrecoupé. Menuiserie Louis XIV en parfait état. Suivant la mode de l'époque, l'escalier est assuré par un mur de refend que terminent à ses deux extrémités, des colonnes engagées doriques portant l'arc de soutien des paliers. La façade Est est encore pourvue de ses fenêtres à meneaux. Cave voûtée. A l'intérieur, boiseries, trumeaux, cheminée Louis XVI.£Cette maison est connue dans l'histoire locale pour avoir été le cadre de l'assassinat de Marcellange par son domestique.

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Hôpital Général 1991/03/04 : inscrit MH

La création de l'hôpital général du Puy fait suite à celle de nombreux établissements de ce type dans toute la France, dans le cadre du vaste mouvement né de la Contre-Réforme, visant à la fois à secourir les pauvres et à les tenir sous contrôle. En 1677 cette création est décidée par le bureau d'administration de l'Hôtel-Dieu. De 1684 à 1687, acquisition de terrains et de bâtiments à proximité de l'Hôtel-Dieu. Certains sont démolis et d'autres construits, l'ensemble formant un quadrilatère fermé. Cependant, l'ensemble paraît rapidement inadapté. La décision est prise en 1783 de démolir pour reconstruire au même emplacement. En 1749, le bureau décide de construire un grand bâtiment destiné à loger les vieilles femmes pauvres, qui devait ensuite être complété par d'autres bâtiments respectant la forme première du quadrilatère. Le chantier est confié à l'architecte J. Baptiste Hack, dit Vessan, et à Jean Vernet, maître-maçon. En 1731, aménagement d'une prison de six cachots dans un poulailler situé sur le chemin allant de la terrasse aux jardins. Jusqu'au milieu du 18e siècle, le culte était célébré dans une maison située à l'emplacement de l'église actuelle, mais l'effondrement d'un plancher oblige la construction d'une église en 1753. La maison abritait également la boulangerie et le logement des Filles du Bon Pasteur. Après sa démolition, un bâtiment fut construit à cet usage dans le prolongement de l'église. En 1756, construction d'une loge des fous près de la prison. En 1768, construction d'un grenier en conservant les façades des maisons achetées. En 1784, l'architecte Portal construit un bâtiment des fabriques et manufactures pour l'activité artisanale de l'hôpital. En 1911, la boulangerie est démolie pour permettre la construction d'un pavillon de bureaux et conciergerie, actuelle entrée de l'hôpital. £A l'intérieur, le dortoir des hommes se présente comme une vaste pièce occupant tout le premier étage de l'aile nord, constitué de six travées voûtées d'arêtes. Au rez-de-chaussée, la salle d'archives, dite salle Régence, est garnie de boiseries 18e. Le placard central est marqué d'un fronton cintré orné d'une sculpture rocaille. Le mur opposé est garni d'une cheminée en bois ciré à jambages cintrés, surmontée d'un trumeau en stuc.

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Immeuble 1949/09/23 : inscrit MH

Maison du 16e siècle dont la façade sur cour présente une tourelle circulaire contenant l'escalier, et portée à chaque étage, par des colonnes corinthiennes cannelées doublées par une pile de fer en leur milieu pour éviter le fléchissement d'une trop grande portée. Une autre tourelle en encorbellement occupe l'autre coin de la cour, qu'un ciel vitré relie à un appendice couvert de la même façon, construit à l'intérieur de cette cour.

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Immeuble 1949/09/16 : inscrit MH

En 1905, l'édifice du 17e siècle a été démoli pour permettre l'élargissement de la montée des Pélerins. Il n'en restait plus que la porte ainsi qu'une clé de voûte écussonnée sous croisée d'ogives qui existait encore en 1930 mais semble avoir disparu. Un mascaron marque le centre de la porte, assez proche des sculptures aixoises du 17e siècle. Il dut y avoir, à cette époque, toute une école au Puy pour développer ce travail languedocien, presque catalan. Des bossages simples supportent un fronton à jour sous un arc de cercle.

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Hôtel de La Battut 2001/12/05 : inscrit MH

L'immeuble fait partie d'un ensemble d'hôtels particuliers prestigieux construits aux 17e et 18e siècles par des familles nobles enrichies par leurs fonctions officielles, et réalisés dans un style méridional (façades enduites, étage attique, toitures à faible pente...) , dotés d'éléments de décor raffinés (escaliers monumentaux, gypseries, boiseries...). L'hôtel de la Battut a été construit vers 1746.

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Salle capitulaire Saint-Laurent 1949/12/26 : classé MH

En 1221, l'évêque du Puy donne à Saint-Dominique l'église Saint-Laurent et l'hôpital voisin. En 1345, une grande partie du couvent du Puy brûle. En 1374, la famille Polignac donne aux Frères Prêcheurs une rente annuelle et perpétuelle pour la reconstruction de la sacristie, de la salle capitulaire et du clocher. La salle capitulaire fut élevée par Jean Gras, religieux, presque à ses propres frais, et suit la tradition monastique des salles capitulaires s'ouvrant sur le cloître et proche de l'église. Elle comporte une nef de deux travées avec collatéraux dont les travées correspondent à celles de la nef. L'abside, pentagonale sur les deux faces, est couverte en terrasse. Remplage tréflé aux fenêtres hautes. Des fresques en losange marquent encore la croisée d'ogives sur quatre travées, la travée sud ayant été refaite en 1930. Traces des fresques 14e-15e siècle comprenant vingt peintures saccagées pendant les guerres de Religion.

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Maison 1926/01/07 : inscrit MH

Cet immeuble de la fin du 16e siècle, surélevé plus tard, est un exemple très particulier des premières maisons habitées probablement étage par étage et relativement riches, construites peu avant le 17e siècle. On peut se demander si les fenêtres ne sont pas le résultat d'un remaniement, mais l'ordonnance à pilastre amorce l'évolution de l'architecture civile vers ces ordonnances régulières qui, durant trois siècles, deviendront un thème permanent. £Un arc surbaissé tient toute la façade. Colonnettes corinthiennes, entablements, allèges des fenêtres dont la sculpture géométrique rappellerait une composition maure, fenêtres cintrées du troisième étage et occuli donnent à la maison, encore desservie par un escalier en vis dans la tour pentagonale, une ordonnance équilibrée. Les quatre baies du troisème étage, désaxées par rapport à l'étage inférieur, donnent l'impression que ces deux étages supérieurs ont été construits ultérieurement.

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Hôtel de Miramon (ancien Logis de la Pomme et du Dauphin) 1976/05/25 : classé MH ; 1976/05/25 : inscrit MH ; 2019/07/16 : inscrit MH

Escalier à vis : 16e siècle. Hôtel : 16e siècle, 18e siècle. Ce logis résulte de la transformation, dans la seconde moitié du 18e siècle, d'une hôtellerie médiévale (mentionnée dès 1408) destinée aux pélerins et qui eut comme hôtes les rois de France, de Sicile et d'Aragon. La partie la plus intéressante est la cour intérieure du 15e siècle, ses galeries et l'escalier à vis qui la dessert. Son décor flamboyant, lourdement orné au 19e siècle de peintures et menuiseries qui lui confèrent un style troubadour, montre des figures sculptées d'une remarquable qualité (figure triste, figure gaie, triple face...). Le décor tourmenté des arcatures est typiquement ponot. Les parties hautes de la cour (second étage) ont sans doute été modifiées à la suite d'un incendie qui a ravagé l'immeuble.

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Château de Mons 1995/12/19 : inscrit MH partiellement

Tour principale du 15e siècle. Travaux de réaménagement dans la seconde partie du 16e siècle. Château dévasté par un incendie en 1683. Portail et oratoire du 18e siècle. Au 19e siècle, installation des Jésuites de Vals, qui y réalisent de nombreux aménagements : construction de l'aile des dortoirs, de la grande chapelle, de la galerie à étages...

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Immeuble de la Verveine du Velay 1995/12/19 : inscrit MH ; 2004/02/04 : classé MH

La distillerie de la verveine du Velay fut fondée en 1859. L'immeuble actuel a été construit par l'architecte Proy en 1906, et est représentatif de l'architecture commerciale de la fin du 19e siècle où la façade était conçue comme une enseigne publicitaire destinée à attirer l'oeil. Il accueille un magasin de vente et salle de dégustation au rez-de-chaussée, le logement du propriétaire et, à l'arrière, la distillerie. L'ornementation est réservée aux ferronneries et aux scultpures des frontons et encadrements de portes. L'élément original est la tourelle surmontée d'un dôme garni de vitraux créés par Charles Borie. Le dôme est constitué d'une armature en zinc. Un éclairage était prévu pour les lettres de la verveine par un réseau d'ampoules et de boules de verre. Cette tourelle était accessible à l'intérieur par un escalier en bois lamellé. £Dans le vestibule, un vitrail représente une jeune fille à la chevelure parsemée de fleurs, dans le goût de Mucha, symbolisant la verveine du Velay. Une grande peinture datée de 1907, due à Joseph Bernard, illustre la cueillette de la verveine avec, en arrière plan, des vues du site du Puy-en-Velay.

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Statue de Notre-Dame de France 1997/11/10 : inscrit MH

Statue de la Vierge érigée sur le rocher Corneille en 1857-1860 à l'initiative de l'évêque du Puy. Elle est moulée en fonte de fer, issue des canons donnés par Napoléon III après Sébastopol et s'élève sur 16 mètres de hauteur sans armature intérieure. Sculpture due à Jean de Bonnassieux, très académique. La statue de Monseigneur de Morlhon fait face à celle de la Vierge et a été érigée en 1864 par le même sculpteur.

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Hôtel de la Prévôté 2004/10/11 : inscrit MH

Ancien hôtel particulier des prévôts de Notre-Dame, construit au début du 16e siècle à l'emplacement de bâtiments plus anciens dont il subsiste un portail roman. L'intérieur contient de nombreux éléments architecturaux et décoratifs remontant à la fin de l'époque médiévale (escalier à vis, pièces voûtées, baies moulurées, ferronneries) , aux 17e-18e siècles (menuiseries, cheminées, sols, plafonds à la française) , et 19e siècle (chapelle).

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Église Sainte-Thérèse du Val-Vert 2002/06/14 : inscrit MH

L’église est construite en 1962-1963 par Jacques Prioleau. Précédée d’un cloître et d’un campanile, elle comporte quatre piliers en béton portant une charpente en fer et une couverture en cuivre. Le sol est recouvert de dalles d’ardoise. Le plafond et les parois latérales sont revêtus de pin. Les verrières ont été dessinées par Léon Zack. Le sculpteur Philippe Kaeppelin a dessiné les autels, la cuve baptismale, les bénitiers, deux vitraux, le Christ de gloire, le tabernacle, la porte de la réserve baptismale et un bas-relief.

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Statue de Lafayette, située près de la tour Pannessac 2005/10/10 : inscrit MH

Erigée par la municipalité en 1883, cette statue monumentale est due au sculpteur Eugène Hiolle et repose sur un socle en pierre de l'architecte Antoine Martin, qui rappelle par ses inscriptions la participation de La Fayette aux faits marquants de la Révolution française et de l'Indépendance américaine. Cette oeuvre met en avant l'étude anatomique et le réalisme du traitement du costume et présente une valeur symbolique universelle. Brandissant la cocarde tricolore, La Fayette est montré comme porteur d'un message patriotique et humanitaire. Sauvée de la destruction en 1943, c'est le seul monument commémoratif notable de la reconnaissance de la Haute-Loire à son enfant le plus connu. Ce type de statue constitue un exemple de la sculpture monumentale française de la seconde moitié du 19e siècle, dont l'aménagement du square forme une composition classique de cette époque.

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Couvent de la Visitation 2005/03/21 : inscrit MH

Chassées à la Révolution de leur couvent de la place de la Platrière, les Visitandines du Puy s'installèrent en 1808 dans l'ancien couvent Saint-Maurice du Refuge, édifié en 1687. L'église de ce couvent étant trop exiguë, les soeurs firent construire en 1837 une nouvelle chapelle dont les plans furent dressés par le chanoine Péala. La partie conventuelle, également occupée par un pensionnat, fut agrandie en 1843-1846 par la construction de vastes bâtiments disposés en L au sud des jardins en terrasses dont le mur de clôture suivait au nord le tracé de l'ancienne enceinte urbaine. Ces jardins étaient typiques des propriétés civiles et religieuses de la région du Puy. La chapelle adopte un style qui atteste de la permanence de la tradition classique au Puy, avec une façade présentant un portail monumental, son oculus central et son fronton triangulaire.

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Hôtel de Monteyremard 2006/10/02 : inscrit MH ; 2010/02/15 : classé MH

Les caves voûtées attestent de l'existence de cette maison depuis le 14e siècle. De cette période datent également des restes de piliers de pierre dont les corbeaux servaient à supporter les planchers, ainsi que des traces de percements sur la façade. En 1559, un incendie détruit presque entièrement l'édifice. Ce dernier est reconstruit en deux corps de logis parallèles, séparés par une cour intérieure et reliés par une galerie desservie par une tourelle d'escalier. Le style Renaissance se signale dans le décor. Cependant, le rez-de-chaussée sur la rue Raphaël conserve le modèle archaïsant de pièces et d'un passage vestibule voûtés d'ogives retombant sur des culots sculptés. Au 17e siècle, ajout d'un décor peint sur le plafond et le haut des murs du salon du 2e étage. Décors géométriques et floraux encadrent des scènes figurées illustrant les Métamorphoses d'Ovide. Au 18e siècle, la façade rue Raphaël est refaite en pierre appareillée et percée de grandes ouvertures.

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Fontaine Crozatier 2006/03/20 : inscrit MH

Fontaine monumentale due au sculpteur fondeur Charles Crozatier qui légua la somme nécessaire à sa construction et confia le dessin et l'exécution des sculptures à Astyanax-Scévola Bosio. Edifiée de 1857 à 1859, la fontaine présente une composition pyramidale comprenant bassins et vasques superposées, ponctués à différents niveaux de statues de bronze. L'iconographie reprend les modèles classiques ou s'inspire du vocabulaire néoclassique académique pour illustrer le thème des rivières et des villes personnifiées. Les matériaux mêlent pierre, marbre et bronze.

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Fontaine de la nymphe Amalthée 2019/01/14 : inscrit MH

Avant sa mort en1906, un médecin du Puy, le docteur Paul Vibert, avait demandé à sa famille de faire ériger une fontaine monumentale surmontée de la sculpture de la nymphe Amalthée et la chèvre de Jupiter, oeuvre de Pierre Julien, en remplacement de la borne-fontaine qui se trouvait en face de son immeuble. L'original, réalisé en marbre blanc, avait été commandé en 1786 pour la laiterie du château de Rambouillet à P. Julien, sculpteur reconnu, originaire de la Haute-Loire et installé à Paris. Avec l'accord de la municipalité, les héritiers firent élever dès 1906 la fontaine, dont les plans furent dessinés par l'architecte départemental Verdier. La reproduction du groupe sculpté fut confiée au sculpteur-fondeur parisien F. Barbedienne. Le modèle des bas-reliefs en bronze qui ornent les faces du piédestal sont dûs au sculpteur Barthélémy.

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Hôtel de Grateloup 2021/02/25 : inscrit MH

Situé à côté de la cathédrale du Puy, l'hôtel médiéval Grateloup possédait une chapelle privée installée au-dessus de la rue latérale en pente qui le longeait et de la porte Grateloup qui fermait l'enceinte canoniale. Occupé au XIIIe / début XIVe siècles par les Dauphins de Viennois, l'hôtel a été agrandi à l'ouest aux XVIIe et XVIIIe siècles et intégré dans un nouvel hôtel particulier plus vaste, dont le jardin était partagé avec l'hôtel Saint-Vidal, alors détenu par le même propriétaire. A partir du début du XXe siècle, il appartient au diocèse, abritant successivement l'évêque lui-même, la manécanterie puis les chanoines et prêtres de la cathédrale.

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Le Puy-en-Velay, préfecture de la Haute-Loire, est une ville au patrimoine exceptionnel : sa cathédrale Notre-Dame, ses rochers volcaniques surmontés de statues emblématiques, et ses ruelles historiques en font l'une des étapes majeures des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Explorez ici nos photographies et vidéos de la ville.